La composition : quelques changements...salvateurs !

Différent  d' abord par la composition d'équipe, même si le système de jeu en 4-4-2 était conservé par Dumas. Devant, Compan avait cédé sa place à Jeema, enfin titulaire à la pointe de l'attaque normande. Gouffran prenait une position à droite, dont on sait que ce n'est pas sa prédilection.

Au milieu, rien de neuf : le quatuor Eluchans, Deroin, Nivet et Proment débutait le match. Caen optait donc pour un schéma à un seul récupérateur.

En défense par contre, changement il y avait : la charnière centrale voyait le retour de Leca aux côtés de Sorbon. Exit donc la solution Svensson, dont on se demande pourquoi il a été recruté vu qu'il ne joue jamais, même quand il est opérationnel... mais l'est il vraiment ?

Les latéraux : Hengbart reprenait du service après un petit tour sur le banc à Metz, et à gauche, Lemaître remplaçait Seube, suspendu. Dans les buts, on retrouvait Vincent Planté, fraîchement élu  par les supporters (et bizarrement d'ailleurs) homme du mois de février (Sic !).. Euh, 16 buts encaissés, 2 ou 3 boulettes .... on peut douter de la véracité du classement !!!

Donc, match totalement différent des précédents. Caen n'a en effet pas encaissé de but. Un blanchissage, comme disent les commentateurs québécois de hockey lorsqu'un gardien n'encaisse pas de buts lors d'un match.  Et cela faisait longtemps que cela n'était pas arrivé au SMC.

La faute à un Leca des grands jours, et à un engagement  physique des joueurs, notamment des milieux, que l'on avait plus vu depuis longtemps. Les rares actions lorientaises témoignent de cet effort défensif. Seul Vahirua, à la 75e, a eu l'opportunité de tromper Planté, mais sa pointe du pied en extension était trop molle pour lober le portier normand.

Le problème, c'est qu'à trop vouloir défendre, Caen n'a pas su ou pu attaquer...

Une première mi-temps dominée...mais pas gagnée !

En première période, rien à signaler côté occasions :
Eluchans s'est certes offert un raid dans la surface qui se terminait le nez dans le gazon... penalty diront les uns, déséquilibre en fin de course pour les autres...

Au rayon des rush, notons aussi la percée de Lemaître dont le tir trop mou (mais seul tir cadré de Caen dans les 45ères minutes) réveillera simplement Audart, le très bon gardien des merlus.

Le fait marquant de la première période fût surtout ce penalty non sifflé sur Jeema, alors que l'attaquant, bien lancé dans l'axe par Leca, était poussé dans le dos par le défenseur de lorient Ciani. Comme dira l'entraîneur de Caen, Franck Dumas :  "si la faute avait été à 40 m du but, l'arbitre l'aurait sifflée...".

Voilà, c'est tout... côté Merlus, rien de bien fringuant en première période : dominés dans le jeu, les bretons n'ont répliqué que par de timides coup de pieds arrêtés, mal joués bien souvent et surtout bien gérés par l'arrière garde normande... pour une fois !

Le stade malherbe poussait entre la 30 et la 45e minute, mais sans être dangereux. C'est dans la dernière passe que les rouge et bleus pêchaient....

Une deuxième mi-temps très poussive...

L'acte 2 de ce match allait être encore plus terne que le premier. Lorient sortait enfin de sa coquille et se décidait à jouer au ballon. Résultat : les caennais étaient bien à la peine pour développer leur jeu.

Toutefois, sur un coup de patte de Deroin (coup franc à la 56e), Caen allait manquer d'un rien l'ouverture du score. En effet, le lutin caennais adressait un ballon sur la tête de Sorbon, qui, aux 9 mètres, donnait un joli coup de boule décroisé. Mais Audart montrait tout son talent et détournait la balle en corner d'une horizontale somptueuse.

Ce qui aurait pu être le tournant du match n'a pas eu lieu et après cet épisode, Caen allait sombrer dans son foot, balbutiant sa construction. Au lieu de lancer les attaquants dans le dos de la défense lorientaises, le SMC faisait tourner le ballon sans jamais parvenir à franchir le double rideau défensif  merlus (2 lignes de 4 bien compactes).

Tour à tour, les Nivet, Deroin, Gouffran, Florentin allaient s'écraser sur le mur breton. La rentrée de Toudic n'y changera rien.
Lorient se contentait de récupérer aux 35 mètres pour lancer l'une de ses flèches offensives (Vahirua ou Saïfi...), heureusement, sans jamais y parvenir.

Bref, au final, aucune des deux équipes ne trouvera l'ouverture et c'est fort logiquement que le 0 à 0 arrivait.

Bilan : "un point, on continue d'avancer..." (Leca en salle de presse)

Que retenir de cette partie ? La très bonne tenue de la charnière centrale, l'engagement défensif retrouvé des attaquants et des milieux, le bon match de Jeema... et un point de plus dans l'escarcelle... chaque point compte et "le stade malherbe avance" dira Leca en salle de presse. A contrario, le faible apport des latéraux, le manque de solutions devant le but (surtout lorsque Gouffran fait le centre... les milieux ne viennent pas en renfort), la faiblesse physique et technique en fin de partie sont alarmantes.

Si Caen a retrouvé ses vertus défensives, il n'en reste pas moins qu'un point est très insuffisant dans l'optique du maintien. Derrière, ça revient fort (Sochaux notamment) et alors qu'il reste 10 journées à jouer, 5 petits points séparent Caen de l'enfer (PSG est 17e à égalité avec Sochaux avec 31 points), soit moins de 2 victoires !  La situation est toujours préoccupante.... mais pas désespérée, d'autant plus que des clubs comme Toulouse, Strasbourg et Paris ne sont pas à la fête en mars non plus.

L'équipe de samedi n'a rien à envier à celle de Lorient, Strasbourg, Lille, Sochaux ou ... Paris, mais il faudra aller chercher des victoires rapidement sous peine de se mettre une pression pour la fin de championnat. Le prochain match à Lille est encore une fois capital, et pour le coup, un match nul serait là une bonne affaire...